Décès du Pr Michel ROSSI

Chers amis et collègues

Le Pr Michel ROSSI est décédé le lundi 26 novembre 2018, et nous sommes tous affectés par la disparition de notre collègue, ingénieur électronicien, docteur en médecine, Professeur de Médecine nucléaire à la Faculté de Montpellier. Il a beaucoup œuvré pour le déploiement de la médecine nucléaire au Maroc et dans la région PACA. Ses activités extra-professionnelles l’ont conduit vers la minéralogie, la botanique et bien d’autres domaines faisant de lui un vrai humaniste.
Michel ROSSI a été aussi impliqué dans l'ACOMEN, lors de sa présidence de mars 1991 à avril 1994. Il avait eu le mérite d’accueillir à Montpellier la 3e Conférence Internationale de l’ACOMEN en juin 1990. Par sa proximité géographique, il a toujours soutenu  l’ACOMEN dans l’organisation de ses réunions scientifiques.

Le Bureau et le CA de l'ACOMEN s'associent à sa famille et à ses proches pour leur présenter leurs sincères condoléances.

Pr Philippe FERNANDEZ
Président de l'ACOMEN

Le point sur la contamination interne par inhalation interne en médecine nucléaire: à propos de trois études

Evaluation de la contamination atmosphérique des services de médecine nucléaire

Etude multicentrique IRSN de  J. DUMEAU, JL. REHEL et B. AUBERT.

Pour les examens de ventilation pulmonaire, les contaminations par inhalation conduisent à des doses efficaces très faibles, de l’ordre d’une vingtaine de μSv par an (pour mémoire, l’exposition externe annuelle est inférieure à 6mSv dans 99,8% des travailleurs de médecine nucléaire selon le rapport IRSN de 2010)

Pour la dosimétrie interne à l’iode 131 dans les services d’Ira thérapie, le problème est plus complexe, de nombreux facteurs ( patient, ventilation,…)  intervenant sur la dosimétrie. Faut-il une ventilation avec filtre dans les chambres de thérapie?

Qualification des émissions d’aérosol radioactifs liées à l’utilisation d’un générateur de Technétium en médecine nucléaire

P. BOMBARDIER, F. GIAMMARILE (Radioprotection / Volume 47 / Numéro 04 / 2012, pp 521-532) Radioprotection 2012, Vol. 47 N°4 pages 521 à 532.

Très gros travail de l’équipe Lyonnaise dont le but était de mesurer les fuites des générateurs d’aérosols, de caractériser l’émission de particules de technétium. Il n’y a pas d’étude dosimétrique du personnel. Les auteurs ont surtout montré que les fuites du générateur sont supérieures à celle déposée dans les poumons du patient. Article très complet.  

Etude de poste réalisée dans le Service de Scintigraphie de  l’Institut Arnault TZANCK  (Saint Laurent du Var)

A la demande de l’ASN, le personnel du centre a réalisé un travail astucieux en utilisant les moyens du bord (un aspirateur équipé d’un filtre micrométrique). Pour estimer la dosimétrie interne, les inhalations d’aérosols étant effectuées sous une cloche aspirante, les auteurs ont tenu compte de nombreux paramètres. Connaissant la dose efficace par unité d’incorporation, ils ont estimé la dose efficace interne annuelle inférieure au µSv. Ces résultats se recoupent avec la première étude. Pour d’autres renseignements vous pouvez contacter l’équipe.

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